HISTOIRE

La légende de Charles Perrens

La légende rapporte qu’au XVI siècle un marchand Arnaud Giraud, perdit la raison car il avait perdu sa fortune sur un navire qui fut considéré comme perdu. Son vaisseau revint un jour et son propriétaire retrouva argent et esprit.

Par compassion pour les malheureux dont il avait partagé le sort, il créa un petit hôpital sur le terrain qu’il possédait dans l’endroit dans le quartier Saint Jean à Bordeaux (1551). Cet hôpital, dénommé Enclos-Guiraud, subit des transformations au cours des siècles. Complètement remanié sur ordre de Napoléon Ier, il devint l’asile Saint jean en 1802. Pour répondre aux nécessité de la loi sur les aliénés votée en 1838 on va construire un nouvel asile, Château-Picon, qui est inauguré en 1890. Le département de la Gironde possédera deux établissements pour les malades mentaux : l’un consacré aux hommes, Cadillac, l’autre consacré aux femmes, Château-Picon. Les politiques de santé mentale élaborées à partir de 1960 conduiront à la mixité des deux établissements. En 1974, l’hôpital psychiatrique Château-Picon reçoit une nouvelle appellation sous le vocable de centre hospitalier Charles-Perrens. Cette mesure était symbolique : on entendait rompre avec le passé alors que débutait une nouvelle politique de santé-mentale, en particulier par la mise en place de la sectorisation et de nouvelles pratiques résolument orientées vers le développement des soins extra-hospitaliers.

Au cours de ces trente dernières années, le centre hospitalier Charles Perrens s’est inscrit dans une dynamique créative des plus innovantes en matière de soins psychiatriques, d’enseignement et de recherche. Situé près de l’université de Bordeaux et du groupe hospitalier Pellegrin du CHU de Bordeaux, le centre hospitalier Charles Perrens est au cœur des dispositifs de soins de santé publique de la communauté urbaine de bordeaux.
 

*Charles Perrens, professeur à la faculté de médecine, médecin-chef à l’hôpital Château-Picon de 1920 à 1952.